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Bien le bonsoir, délicieux aventuriers ! après une rude journée, vous vous retrouvez enfin face aux grilles de ce donjon tant convoité, qui regorge d’autant de dangers que de récompenses pour les héros  aguerris et audacieux ! Oserez vous les franchir ?
 
Une fois n’est pas coutume, le concept du dungeon crawling a été utilisé sous de nombreuses formes dans l’univers du jeu de plateau. Asmadi Games tente de renouveler l’expérience via son projet Kickstarter en 2016 : One Deck Dungeon ! Le jeu mêle stratégie et aléatoire via des cartes et des dés tout en intégrant un système de « temps » qui épuise le deck du donjon. Après avoir descendu 3 étages, vous affronterez alors l’impitoyable dernier boss de votre donjon ! En ressortirez vous vainqueur ?
Il m’est important de vous préciser que ne possédant pas ce jeu, je n’ai eu l’occasion de le tester que via une plateforme de jeu de plateau en ligne, afin de me faire une idée de sa mécanique et de sa rejouabilité. Mon évaluation du matériel sera donc succincte puisque je n’ai pas eu la boîte en main !
 
La Mécanique ?
Vous choisissez en premier lieu l’un des héros classiques de jeux fantasy : le guerrier, le mage, l’archer … qui disposent tous d’une capacité héroïque, d’un sort ou pouvoir, et de statistiques réparties selon 3 types : la force, l’agilité, la magie. Plus votre valeur d’attribut est importante, plus vous lancerez de dés pour tenter de remporter des challenges.
Le deck de donjon contient de nombreuses cartes représentant face verso des portes, et face recto de nombreux pièges et sbires à affronter ou surmonter. Mais lorsque vous devrez explorer un étage, vous perdrez du temps, symbolisé ici par une élimination des cartes du deck. Lorsque vous n’avez plus de cartes dans votre pioche, vous pouvez descendre au niveau inférieur du donjon, sous peine de perdre des points de vie.
les cartes monstres et pièges vous imposent de compléter des « boîtes » de challenge comportant des risques (perte de temps ou de point de vie) et des chiffres (la valeur du dé minimum pour valider ce challenge). Certains autorisent l’utilisation de plusieurs dés pour réussir, alors que d’autres n’en demandent qu’un seul.
Une fois la rencontre résolue intégralement ou partiellement,  vous pouvez utiliser la carte du monstre ou du piège comme un item apportant un bonus en statistique, une compétence additionnelle, ou comme des points d’expérience afin de monter de niveau et d’obtenir plus de compétences et équipements. Cependant, vous subirez les pertes de temps et de points de vie des challenges que vous n’aurez pas pu « compléter ».
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Le Matériel ?
De ce que j’ai compris en visionnant la vidéo de présentation de la société des jeux (lien en fin d’article), et en parcourant la campagne KS du jeu, la version de base propose une qualité très basique de matériel avec des cartes fines, sans traitement UV. Une version améliorée (coûtant quand même deux fois plus cher) permettait aux backers d’acquérir des cartes plastifiées de meilleure qualité. De nombreux dés colorés de qualité standard mais à la finition transparente très agréable, égayeront le côté sombre des décors. Les illustrations, quant à elles, restent simples et peu originales : des limons, des golems, des esprits… Les points de vie sous forme de Meeples en bois sont épais et peints d’une belle couleur rouge vif.
Vous pourrez apprécier la petite taille de la boîte, facile à ranger. Gardez à l’esprit qu’une boîte ne permet de jouer qu’à deux joueurs maximum, il faudra un second jeu afin de jouer à 4 héros.
Il existe une Extension « Shadow Forest » qui fait également office de standalone, rajoutant des héros, des monstres et des donjons, ainsi que quelques embûches supplémentaires pour éliminer les héros les plus résilients.
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Les Illustrations ?
Dans la réussite de sa simplicité, je trouve qu’elle représente un handicap pour la partie artistique. En effet, les cartes sont simplement bordées de briques sombres, les personnages et monstres, assez simples, ne reflètent pas plus d’inspiration que ça de l’artiste, et aucun background notable n’est présent sur les cartes. L’originalité des monstres laisse à désirer mais facilite également la reconnaissance des archétypes : gobelins, limons, élémentaires…
De manière globale je trouve ce jeu bien trop sombre. Heureusement que les dés colorés égaye un peu cet ambiance !
La Rejouabilité ?
Bien que le deck de donjon contienne moins d’une cinquantaine de cartes, les bonus aux attributs ainsi que les compétences sont suffisamment variées pour ne pas avoir l’impression de rejouer le même héros d’une partie à l’autre. D’autant que pour un même monstre ou piège, les récompenses ne seront pas les mêmes ! C’est un aspect vraiment bien pensé de l’auteur qui évitera de sombrer dans une certaine monotonie après quelques parties.
La diversité des héros modifie drastiquement les parties que vous lancerez en plus des règles spéciales de chaque antre de boss qui évolueront d’un étage à l’autre.
Tout ceci cumulé au hasard de vos meilleurs amis : les Dés, vous pourrez vous en sortir de justesse avec un mauvais équipement comme vous faire carboniser malgré vos pouvoirs surhumains !
La rejouabilité est bel et bien au rendez vous.
 
En Conclusion ?


One Deck Dungeon, bien que simple et sans fantaisies au niveau du matériel, s’est révélé être une agréable surprise ! Je trouve qu’il prend largement le pas sur toutes les gammes de petits jeux d’aventure Dungeon Crawling. En effet, avec peu de choses, il offre la possibilité d’enchaîner des parties tout en faisant chauffer les méninges et le hasard quant aux stratégies à adopter, portes après portes. Sa réussite réside-t-elle dans cette simplicité ? Sans aucun doute.
Qui a dit qu’il fallait qu’un Dungeon Crawl pèse 8kg et coûte presque 200€ pour être bien?


Philibert

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LSDJ

La présentation de One Deck Dungeon par La Société des Jeux.