Délicieux amis de tous poils, il est l’heure d’ouvrir votre étale de fabuleuses marchandises en vue d’une magnifique journée de profit !

Dans l’univers mystérieux des Fennecs amicaux, des Aras écarlates brusques ou des Crocodiles nains intimidants, vous incarnez un boutiquier participant au grand concours annuel de la guilde des marchands. Vous furetez sur le marché afin de dénicher les perles rares que vous achèterez contre quelques camelotes brillant d’un éclat trompeur aux yeux du néophyte inexpérimenté.

Ce faisant il vous faudra constituer avant vos adversaires un étal complet afin de remporter le titre de meilleurs marchand de l’année !

Je remercie Bragelonne Games qui m’a fait parvenir les jeux la Vallée des Marchands “la guilde des commerçants extraordinaires” et “ l’ère des Maîtres du commerce”, afin de les tester et vous les présenter. 

Ces deux boîtes fonctionnent indépendamment mais peuvent être mélangées afin d’obtenir de nouvelles et puissantes combinaisons !

La Mécanique

Imaginé par Sami Laakso, ce jeu de deckbuilding va vous demander une bonne dose de stratégie afin d’atteindre votre objectif de réaliser un étal de marchandise d’une valeur croissante de 1 à 8.

Durant son tour, un joueur peut réaliser une action d’achat au marché commun, l’action d’une carte de sa main, ou encore  une action d’achalandage.

Le marché commun où vous approvisionner en marchandises de qualité !

La puissance de ce jeu provient de la richesse des combinaisons et associations de cartes possibles. Lors de son installation, chaque joueur choisit de représenter un peuple parmi les nombreux disponibles dans chaque boîte. Ils possèdent tous une thématique propre avec des marchandises uniques et des pouvoirs en lien avec leur thème. 

Par exemple les Ocelots chanceux utilise un dé pour gagner ou perdre un bonus de valeur marchande sur certaines actions, alors que les crocodiles vont être plus agressifs envers les autres joueurs, pendant que les écureuils utilisent de la camelote pour enrichir leur étal.

Le marché est composé des cartes d’une espèce par joueur plus une. Chacune possède une thématique propre !

Tous les joueurs disposent des mêmes chances au début de la partie puisqu’ils démarrent avec les mêmes cartes : 1 carte de niveau 1 de chaque peuple représentés, puis de la camelote (une sorte de monnaie inutile pour votre étal mais pratique pour l’achat de véritables marchandises).

Plus vous achetez de marchandises, plus votre deck s’étoffe de puissantes combinaisons diluées dans la masse de vos autres rebuts. Aussi vous faut il dégager des marchandises inutiles soit par l’achalandage, soit par une mécanique de défausse hors de votre pioche.

Le joueur dépense 2 cartes de valeur 1 pour payer le coût de la marchandise convoitée.

La construction de votre étal n’est pas des plus aisée car vous devez respecter certaines conditions. Chacune des 8 colonnes qui le compose doit être constituée d’une ou plusieurs cartes de la même collection dont la valeur est strictement égale à la position dans votre étal (le 1, puis le 2, le 3 etc…). Pour pimenter un peu les choses, vous êtes obligé de le remplir en respectant une suite strictement croissante.

Il ne faut pas mélanger les marchandises de différentes espèces pour réaliser un bel étal

Bien que simple en apparence et en prise en main se révèle  riche de possibilités et de complexité. Connaître l’ensemble des cartes d’une famille est très important pour comprendre la stratégie qu’elle propose. Nul doute que vous vous sentirez un peu perdu lors de votre première partie, comme moi, ne comprenant pas la valeur d’une carte autrement que par sa puissance au lieu de son texte, mais dès votre deuxième partie votre vision du jeu s’élargira pour entrevoir l’étendue des enchaînements qui vous seront les plus profitables.

J’aime le fait que certaines cartes dites passives activent leur effet rien qu’en les montrant et en les conservant dans sa main, révélant alors de quoi elle est faite, ou que certaines cartes « technique » permettent d’en jouer une seconde après, poussant jusqu’à des enchaînements dévastateurs !

Le Matériel et les Illustrations

Uniquement composé de cartes et d’un unique dé, c’est par le travail d’illustrations que le jeu se distingue. En effet, chaque peuple dégage une forte identité tant au niveau de l’allure des personnages que de ce qu’ils proposent à la vente.

Le graphisme n’est pas très moderne en apparence, ce qui pourrait refroidir votre approche à ce jeu, mais n’oubliez pas de ne pas le juger uniquement à sa couverture !

Conclusion 

La Vallée des Marchands (boîte 1 et 2) est une véritable révélation pour moi en matière de deckbuilding. Pour cette mécanique où je ne jurai à l’époque que par Clank, il me faut désormais compter sur ce jeu. Simple, rapide et petit format, il se révèle pratique à emmener avec soi à n’importe quelles soirée jeu, s’installe et s’explique rapidement pour des sensations bien présentes, qu’il s’agisse de la frustration à voir son objet de convoitise disparaître, à embêter le jeu adverse ou à réaliser un combo réfléchi depuis plusieurs tours. 

L’interaction est forte et le plaisir sans cesse renouvelé.

J’ai vraiment ressenti un énorme coup de cœur pour la Vallée des Marchands, j’espère très bientôt vous y retrouver pour commercer … sans la moindre animosité !

Retrouvez ce jeu sur Philibert.